Luc BESSON lance le label « Intelligence Economique »

Eric Besson lance un label « Intelligence économique »

Le ministre de l’Industrie va mettre en place un label « Intelligence économique » à destination des pôles de compétitivité. Parmi les conditions pour l’obtenir, les entreprises doivent mettre en place des formations sur ce thème et renforcer leur système d’information.

Parallèlement, Eric Besson va créer un marquage « confidentiel entreprise », censé protéger le « secret des affaires » et sanctionner les atteintes à celui-ci. Cette mesure fera l’objet d’un projet de loi. Objectif : « renforcer les chances de notre industrie dans la mondialisation » et faire de l’intelligence économique « un des leviers de notre reconquête industrielle », précise Eric Besson dans un communiqué. LA TRIBUNE page 6.
Interrogé dans ce cadre par le quotidien, Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique, prône davantage de lucidité sur les rapports de force qui régissent le monde. « L’entreprise a le plus grand mal à faire état des attaques dont elle peut être l’objet devant une juridiction (…) Nous sommes dans un pays où la prise en compte de l’agression subie par une entreprise n’est pas perçue comme un problème à régler », déplore le directeur de l’Ecole de guerre économique. « On ne sait pas juger l’espionnage industriel en France ! »
Les Américains veulent-ils la mort de l’euro ? Christian Harbulot indique faire partie des gens qui « s’interrogent sur la déstabilisation de l’euro ». Les Etats-Unis, estime-t-il, « ne peuvent pas se permettre de voir l’Europe prendre une importance économique plus forte que la leur. Ils n’arrivent pas à faire face à la Chine et ne veulent pas se battre sur deux fronts ».

Quant à la Chine, elle « représente pour nous un marché de consommateurs énorme et une capacité d’exportation phénoménale ». Mais cette vision « est complètement erronée. La Chine ne fonctionne pas comme nous », affirme le directeur de l’Ecole de guerre économique. « Elle a compris que c’est par l’économie qu’il fallait rentrer dans le jeu des puissances. Pour cela elle ne respecte en rien les lois du marché telles que nous les connaissons. Son objectif n’est pas d’améliorer le niveau de vie de sa population, c’est d’avoir une place déterminante sur l’échiquier mondial (…) et que les autres pays deviennent dépendants de sa production ». C’est pourquoi « il n’y aura aucun cadeau à attendre des Chinois ».