Des propositions responsables qui réduisent le déficit à l’horizon 2030

Une nouvelle séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaire a réuni les partenaires sociaux au MEDEF le 9 mars. L’occasion pour la délégation patronale de faire des propositions sur la stabilisation des taux de rendement, sur une prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 ou encore sur la prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général. Déclaration de jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale.

« A l’occasion de cette nouvelle séance de négociation, la délégation patronale a proposé les points suivants :

  • la stabilisation des taux de rendement pendant trois ans après avoir aligné les rendements Agirc-Arrco,
  • une prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 dans le cadre d’un accord longue durée,
  • la prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général (pénibilité, amiante, carrières longues, handicapés, situation des parents ayant 3 enfants). Cette prise en compte représente un effort financier substantiel de près de 20 milliards d’euros sur la période 2011 à 2030.

Pour contribuer à une mesure équilibrée des régimes, toujours à l’horizon 2030 et prendre en compte partiellement les avancées ci-dessus, la délégation patronale a proposé :

  • l’intégration des bornes d’âge du régime général de retraite,
  • une évolution des avantages familiaux et de la pension de réversion,
  • des mesures d’économie des frais de gestion des régimes.

En tendance, à partir du scénario économique central retenu pour les projections d’équilibre des régimes (taux de chômage de 7 %, productivité du travail de 1,5 %), on peut estimer que le déficit cumulé en 2011-2030 passerait de 120 milliards avant toute réforme, à près de 45 milliards d’euros après prise, en compte de l’ensemble des dispositions de la réforme – recul des bornes d’âge et  mesures d’accompagnement -, et à 35 milliards d’euros en tenant compte de notre projet présenté aujourd’hui. Nos solutions réduisent par conséquent de manière substantielle le déficit même en intégrant des dépenses supplémentaires (mesures d’accompagnement).

La position de la partie patronale relève de l’exigence que doivent avoir les partenaires sociaux qui gèrent paritairement les retraites complémentaires et ont l’obligation d’apporter des réponses aux futurs retraités. Par rapport à la situation financière actuelle, et par rapport à la manière dont les régimes ont été auparavant gérés, prendre ces mesures exigeantes c’est créer les conditions structurelles pour mettre les régimes dans une meilleure position à l’horizon 2030 ».

Prochaine séance : le 18 mars.